Le bois, une passion de toujours

Fils d’agriculteur bourguignon et éleveur de charolais

Les vingt-cinq premières années de ma vie ont été marquées du sceau de la belle et verte campagne sud-morvandelle et de la nature bocagère, du produit naturel et du génie inventif paternel. Une jeunesse rurale heureuse et insouciante, bercée au rythme des saisons et des nombreux travaux de la ferme.

Tout parlait bois. Pas de saison sans son bois ! J’ai toujours vu de longues et hautes piles de bois de chauffage attendre patiemment de passer sous la lame de la grosse scie à ruban du grand-père pour terminer dans les poêles ou sous la marmite à crémaillère.

J’ai vu, chaque printemps « les hommes » de la ferme affûter les pieux d’acacia pour remettre en état les clôtures avant la mise à l’herbe des animaux.

J’ai vu chaque hiver mon grand-père déligner ses bois de châtaigner pour fabriquer l’ossature des paniers ou des « rasses » en osier destinés à renouveler le stock de l’exploitation agricole.

Entretien des haies, clôtures, barrières, râteliers, abat-foins, manches, bâtons pour guider les animaux, chauffage… et même loisirs, le bois était omniprésent. Pas de pertes, pas de gaspillage. Chaque morceau avait son utilité. Nos aînés paysans morvandiaux pratiquaient naturellement l’écologie sans le savoir. Nous sommes à des années-lumière de l’écologie politique d’aujourd’hui !

D’autant que je me souvienne, j’ai vu mon père nous fabriquer nos jouets en bois de récupération et construire aussi ses propres outils de travail dans sa forge morvandelle (local qu’on appelait la chambre neuve). Je citerai pour l’exemple la fabrication artisanale de sa planteuse de pommes de terre. Une merveille de créativité pour le gamin que j’étais !

Une passion discrète était née, qui allait se révéler bien des années plus tard

Tout me destinait à succéder à mon père sur la ferme familiale. Mais le hasard de la vie en a décidé autrement… Après une formation agricole un tantinet chaotique en productions animales et une belle et passionnante carrière professionnelle dans la presse nationale agricole et agro-alimentaire à Paris, me voici revenu à mes premières amours : la passion du bois, de la récup et l’envie de créer et de donner une seconde vie à des lames de bois habituellement vouées plutôt au bûcher qu’à la fabrication de meubles : le bois de palettes.

Les dés sont jetés !

Janvier 2019, je crée ma petite entreprise, Gégé la Palette. Son objectif : réaliser des petits meubles et objets de décoration en bois de palettes. Quatre années de création intense de meubles, d’aménagements de boutiques au service d’une clientèle merveilleuse qui me laissait une grande liberté créatrice.

Mais avant de fabriquer des meubles en bois de palettes, il faut démonter ces palettes. Un travail de titan au rythme de trente palettes/jour en opération « décloutage » a eu raison de mes vertèbres L5-S1 ! J’ai donc dû freiner ma production puis renoncer. Me restaient sur les bras des pallox entiers de plots de palettes.

2023 :  l’observation de tous ces plots cubiques voit germer une idée : en faire des dés. Puis vient l’idée d’un jeu, puis arrive la couleur, une règle… Un an passe, le O’Déboulé® était né. https://odeboule.fr/le-jeu-de-odeboule/

 L’histoire familiale se poursuit et c’est une belle histoire !

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Quand les dés mènent le monde

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