L’écorce du hêtre est grise, très fine et très fragile. Elle est constellée de petites taches blanches. Celles-ci sont formées par un lichen qui ne vit que sur l’écorce du hêtre.

Ses feuilles ont une forme très régulière caractéristique. Quand les bourgeons s’ouvrent, on voit des petits poils le long des feuilles. C’est comme cela que l’on différencie les feuilles du hêtre de celles du charme. Un moyen mnémotechnique permet de s’en souvenir : le charme d’Adam, c’est d’être à poil. Il faut comprendre que le charme a des dents et le hêtre des poils.


Ses fruits, les faînes, sont des petites bogues épineuses à trois valves. Ils renferment des graines brunes luisantes.


Cet arbre n’aime pas trop les coups de soleil sur son écorce fragile. Le hêtre est un forestier. Il peut pousser à l’ombre et peut donc se régénérer même si d’autres arbres sont déjà en place.
Au printemps, les feuilles très jeunes sont comestibles crues. Plus tard dans la saison, elles contiennent trop de tanins pour être comestibles. Ce sont surtout ses faînes qui étaient très consommées auparavant. Ces fruits très riches en graisses sont comestibles à condition d’enlever la peau qui les protège. Celle-ci peut causer des maux de têtes.
On utilise aussi son bois, qui est le bois de chauffe par excellence. En revanche, il est peu utilisé pour la construction car très cassant.
Les compagnons du hêtre
Les plantes qui poussent au pied de cet arbre doivent aimer l’ombre. Une fois que les feuilles de ces grands arbres ont poussé, le sous-bois s’obscurcit significativement. Quelques plantes tirent leur épingle du jeu, comme la néottie nid d’oiseau.

Cette orchidée étonnante n’a pas de chlorophylle, elle est par conséquent toute brune. Elle peut alors pousser à l’ombre puisqu’elle ne fait pas du tout la photosynthèse. Elle pousse près des arbres et ses racines se connectent aux champignons qui vivent en symbiose avec les arbres. La néottie se nourrit alors de l’énergie de ces champignons. On trouve donc cette orchidée près des arbres comme le hêtre ou le chêne.
Le tronc de cet arbre est souvent travaillé par des pics, notamment le pic noir.

Cet architecte des forêts creuse de grandes loges dans le tronc du hêtre. Ces loges serviront ensuite à plein d’autres animaux comme la chouette de Tengmalm.

Même après sa mort, le hêtre continuera de faire vivre des animaux. Les décomposeurs se nourriront de son bois. Parmi eux, la rosalie des Alpes.

Ce magnifique longicorne bleu gris est malheureusement devenu très rare. Il a en effet besoin de hêtre coupés et laissé mort au soleil, ce qui est assez rare en forêt.


